5.1.2.1. Etude du mouvement#

5.1.2.1.1. Position du problème#

Position du problème On considère deux point matériel M1 et M2 de masses respectives m1 et m2 formant un système isolé (problème à deux corps) et dont l’interaction est de type newtonienne. Ainsi la force exercée par M1 sur M2 est de la forme: F=Kr2err est la distance entre les deux corps et er le vecteur unitaire porté par la droite (M1M2) et dirigé de M1 vers M2.

On rappelle que dans un mouvement à force centrale, le moment cinétique est conservé. Ici la force est de plus conservative donc l’énergie mécanique est aussi une intégrale première du mouvement.

On va donc choisir un système de coordonnées cylindriques d’axe Oz colinéaire au moment cinétique. On va alors noter:

  • Moment cinétique au point O: LO=mr2θ˙uz=mCuz où C est la constante des aires du mouvement.

  • Force: F=Kr2ur

  • Energie potentielle: Ep=Kr

  • Energie mécanique: Em=12mr˙2+12mC2r2Kr

  • Energie potentielle effective: Ep,eff=12mC2r2Kr \end{rappel}

5.1.2.1.2. Trajectoire#

5.1.2.1.2.1. Trajectoire conique#

Important

Trajectoire conique

Un point matériel M soumis à une force centrale newtonienne de type F=Kr2er dans un référentiel galiléen possède une trajectoire conique dont l’équation, dans un repère cylindrique d’axe Oz colinéaire au moment cinétique et de centre O le centre de force est:

r(θ)=pϵ+ecos(θθ0)

ϵ=±1 et e est appelée excentricité et p le paramètre de la conique. On a: |p|=mC2|K|

On distingue les cas:

  • une ellipse: e<1 C’est un trajectoire fermée donc un état lié.

  • une hyperbole: e>1 C’est une trajectoire ouverte donc un état de diffusion.

  • une parabole: e=1 Cas limite entre les deux, c’est une trajectoire ouverte, donc un état de diffusion.

5.1.2.1.2.2. Trajectoire - Démonstration (en ligne)#

../_images/qr_newton_demo.png

5.1.2.1.3. Trajectoire et énergie mécanique#

5.1.2.1.3.1. Etude qualitative du mouvement#

Important

Energie potentielle effective.

On rappelle l’allure de l’énegie potentielle effective dans le cas attractif (premier) et répulsif (second). On rappelle que l’origine des potentiels a été choisi à l’infini.

../_images/meca_newtonien_em.png
../_images/meca_newtonien_em_repul.png
  • Remarquons d’abord que dans le cas répulsif, la trajectoire est toujours de diffusion. Nous montrerons par la suite qu’il s’agit d’une hyperbole.

  • Dans le cas attractif, il apparaît qu’un état lié correspond que l’énergie mécanique soit négative. La seule conique correspondant à un état lié est l’ellipse. Il vient qu’une énergie mécanique négative correspond à une trajectoire elliptique.

Si l’énergie mécanique est positive ou nulle, le système sera en état de diffusion soit une parabole ou une hyperbole. La distinction justifée par la suite entre les deux sera faite par la suite: le cas parabolique correspond au cas limite Em=0 et le cas hyperbolique à Em>0.

Important

Caractéristiques des trajectoires. Cas elliptique.

On prend θ0=0.

  • Cas attractif K>0

  • Em<0

  • e < 1

  • C’est un état lié donc périodique.

  • Point le plus éloigné (aphélie pour les planètes autour du soleil): rP=p1e atteinte pour θ=π.

  • Point le plus proche (périhélie pour les planètes autour du soleil): rA=p1+e atteinte pour θ=0

  • Toutes les valeurs de θ sont possibles.

Important

Caractéristiques des trajectoires. Cas parabolique.

On prend θ0=0.

  • Cas attractif K>0

  • Em=0

  • e = 1

  • C’est un état de diffusion. A l’infini, la vitesse est nulle.

  • Point le plus proche (périhélie pour les planètes autour du soleil): rA=p1+e=p2 atteinte pour θ=0

  • Toutes les valeurs de θ sont possibles sauf θ=π

Important

Caractéristiques des trajectoires. Cas hyperbolique

On prend θ0=0.

Cas attractif

  • Cas attractif K>0 et ϵ=1

  • Em>0

  • e > 1

  • C’est un état de diffusion. A l’infini, la vitesse est non nulle.

  • Point le plus proche (périhélie pour les planètes autour du soleil): rA=p1+e atteinte pour θ=0

  • Les valeurs de θ sont comprises entre arccosθ et arccosθ.

Cas répulsif

  • Cas répulsif K<0 et ϵ=1

  • Em>0

  • e > 1

  • C’est un état de diffusion. A l’infini, la vitesse est non nulle.

  • Point le plus proche (périhélie pour les planètes autour du soleil): rA=pe1 atteinte pour θ=0

  • Les valeurs de θ sont comprises entre arccosθ et arccosθ.