2.1. Généralités#
2.1.1. Position du problème#
On considère deux sources \(S_1\) et \(S_2\) émettant chacune un signal physique se propageant dans le milieu environnant et représentée par la grandeur Y dont l’expression en un point M à un instant t sera notée \(Y(M,t)\). On suppose que ces deux ondes sont sinusoïdales de fréquence \(f_1\) et \(f_2\). On note:
\(Y_1(M,t) = Y_{1m}\cos(\omega_1 t + \phi_{M,1})\) pour l’onde issue de la source \(S_1\) (appelée onde 1).
\(Y_1(M,t) = Y_{2m}\cos(\omega_2 t + \phi_{M,2})\) pour l’onde issue de la source \(S_2\) (appelée onde 2).
Pour fixer les idées au moyen d’expériences, les ondes considérées seront par la suite soit des ondes acoustiques, soit des ondes lumineuses. Néanmoins, et sauf précisions contraire, les études réalisées pourront être appliquées à tout type d’onde. On considérera aussi des trajets rectilignes de la lumière. On observera d’ailleurs les phénomènes d’interférences étudiés ensuite sur des ondes de surface.
Important
Ondes synchrones et cohérentes
Deux ondes sont dites synchrones si elles ont la même fréquence.
Deux ondes sont dites cohérentes si elles ont la même fréquence ET que leur déphasage initiaux (aux sources) sont constants.
2.1.2. Représentation de Fresnel (en ligne)#
2.1.3. Battements cf. Activités#
2.1.4. Interférences#
2.1.4.1. Position du problème#
On considère deux sources lumineuses qui émettent chacune des ondes lumineuses cohérentes , c’est-à-dire de même fréquence \(f_1=f_2=f\) et dont le déphasage en un point donné est constant. On traitera pour simplifier le champ électrique comme une grandeur scalaire E. Les champs électriques des deux ondes s’écrivent:
Comme on va le montrer, on attend alors un déphasage constant et la représentation de Fresnel permet de montrer que l’amplitude résultante va dépendre du déphasage entre les deux ondes. On parlera d’interférences
Important
Onde résultante sinusoïdale
L’onde résultant de la superposition de deux ondes sinusoïdales cohérentes de même amplitude \(E_0\) est aussi une onde sinusoïdales de même fréquence \(f\) et dont l’amplitude \(E_{totalm}\) dépend des amplitudes des ondes qui interfèrent ET du déphasage \(\Phi_M = \phi_{M,2} - \phi_{M,1}\) entre les deux ondes.
Le champ électrique peut se mettre sous la forme:
2.1.4.2. Cas extrêmes: Interférences constructives et destructives.#
Important
Cas extrêmes
Pour \(\Phi_M = 2 m \pi\) avec \(m \in \mathbb{N}\) la fonction cos est maximale et les amplitudes des deux ondes sont en phase. L’intensité lumineuse est alors maximale. On parle d’interférences constructives . Si l’on place un écran au point considéré, on observera un point très lumineux.
Pour \(\Phi_M = (2 m +1)\pi\) avec \(m \in \mathbb{N}\) la fonction cos est minimale et les amplitudes des deux ondes sont en opposition de phase. L’intensité lumineuse est alors minimale. On parle d’interférences destructives . Si l’on place un écran au point considéré, on observera un point sombre (ou plutôt on observe presque pas de lumière, voire aucune lumière).
2.1.4.2.1. Autres grandeurs caractéristiques#
Plutôt que de calculer le déphasage, on calculer souvent d’autres termes associées pour savoir les positions d’interférences constructives et destructives.
Important
Chemin optique
On définit le chemin optique comme l’intégrale sur le chemin parcouru par la lumière: \(S = \int n(M) ds(M)\) où \(n(M)\) est l’indice de réfraction au point M et \(ds(M)\) la longueur du trajet parcouru par la lumière autour du point M.
Important
Différence de chemin optique
On définit la différence de chemin optique entre deux rayons par… la différence \(\delta = S_2 - S_1\). Dans le cas d’un milieu homogène et isotrope, cette différence devient:
avec \(\Phi_M\) le déphasage de l’onde 2 sur l’onde 1 au point M.
Important
Intérêt La différence de chemin optique présente deux intérêts:
son expression en fonction des distance parcourues par les rayons permet de le calculer simplement par des considérations géométriques.
sa relation avec le déphasage montre qu’il va prendre des valeurs particulières pour les cas d’interférences constructives et destructives. En effet:
Lors d’interférences constructives, la différence de chemin optique est un nombre entier de fois la longueur d’onde: \(\delta = m \lambda_0\)
Lors d’interférences destructives, la différence de chemin opqitue est un nombre demi-entier de fois la longueur d’onde \(\delta = (m + \frac{1}{2}) \lambda_0\)
On pourra donc se servir des considérations géométriques pour calculer la différence de chemin optique et de la relation avec le déphasage pour déterminer les conditions d’interférences constructives et destructives.
Important
Ordre d’interférences
On définit l’ordre d’interférence en un point M par la grandeur: \(p = \frac{\delta}{\lambda_0}=\frac{\Phi_M}{2 \pi}\)
Important
Intérêt
Lors d’interférences constructives, l’ordre d’interférence est un entier \(m\) avec \(m \in \mathbb{N}\) (à relier avec l’entier définit pour la différence de chemin optique)
Lors d’interférences destructives, l’ordre d’interférence est un demi-entier \(m+\frac{1}{2}\) avec \(m \in \mathbb{N}\)
L’intérêt du nombre d’interférence est de pouvoir “compter” combien de fois se produisent des interférences constructives entre 2 points \(M_1\) et \(M_2\). En effet, la propriété précédent montre qu’entre deux de l’espace où se produisent des interférences, si l’ordre d’interférences est monotone sur le déplacement de \(M_1\) à \(M_2\) alors la différence \(p_2 - p_1\) correspond, en valeur entière, au nombre de fois où l’on observera des interférences constructives.
Important
Interfrange
L’interfrange est la distance entre deux franges d’égales intensités.